CONTRA IMPETUM FLUMINIS

                                                               (A contre-courant du fleuve impétueux)

 

 

 

 

 

 

 

 

« L'étude de la philosophie consiste à savoir non ce que les hommes ont pensé, mais ce qui est réellement. » (S. Thomas d'Aquin, Commentaire sur le traité du Ciel et du Monde (Aristote), livre I, leçon 22, n° 8)

 

« Lorsque l’homme ne se préoccupe pas du problème des fins dernières (des buts ultimes), lorsque seul l’intéresse le destin d’une nation politique, de l’économie, lorsque les grands problèmes métaphysiques ne font plus souffrir, laissent indifférent, l’humanité est dégradée, elle devient bestiale. » (Eugène Ionesco, cité par Louis Jugnet in « Problèmes et grands courants de la philosophie » )

 

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Dernière mise à jour : 03-07-2008 : ajout de trois textes sur l’Église ( ses deux aspects de société humaine et de société spirituelle,  l’Église est une société surnaturelle,  sa visibilité en tant que société humaine)   et recommandation de nouveaux livres.

 

Ce site met à la disposition du lecteur bonae voluntatis, les textes de quelques livres épuisés ainsi que divers extraits et suggestions d’achats.  Ces documents lui permettront d’accéder à une connaissance du réel qu’il ne manquera pas de confronter à ce que l’industrie de « l’in-formation » lui délivre. (Cf. Marcel De Corte, L’intelligence en péril de mort »).  Il est conseillé de lire complètement la présente page d’accueil avant de commencer à « cliquer » dans les liens hypertextes.

 

Avertissement : Il n’existe pas d’auteur dont l’ensemble de l’œuvre soit exempte d’erreur. Souvent, les penseurs connaissent diverses « périodes » caractérisées par des positionnements différents, voire contradictoires. Ils peuvent subir des influences plus ou moins profondes à la suite d’évènements historiques ou personnels. Le meilleur peut côtoyer le pire. Il n’est pas rare qu’ils tombent dans l’outrance ou dans les travers qu’ils dénoncent eux-mêmes par ailleurs avec véhémence.

Cet état de fait n’est pas sans danger pour l’homme incertain qui attend fébrilement les oracles de l’éditorialiste de son journal favori avant de fixer sans délai son jugement sur tel ou tel événement. Cela n’a évidemment pas échappé aux faiseurs d’opinion, qui sont à l’affût de la moindre ratée chez ceux dont ils veulent discréditer l’ensemble de la pensée. La mise en œuvre systématique de cette idée (disqualifier une doctrine globalement bonne en y mêlant un peu de venin) à des fins subversives a été magistralement décrite par Vladimir Volkoff dans Le montage. Plus généralement, on ne peut ignorer les grands principes de la  subversion et de la  désinformation dans laquelle nous baignons et on doit avoir quelque idée sur la façon de s’en protéger.

 

C’est le propre de l’intellectuel que de conserver ce qu’il peut y avoir de juste et de rejeter ce qui doit l’être dans la production d’un auteur. Cela suppose des connaissances et un jugement formé selon des préceptes sûrs. Nous avons la faiblesse de penser que l’étude des quelques textes qui suivent peut contribuer à cette éducation. Eux-mêmes doivent d’ailleurs être lus selon la méthode critique que nous venons d’indiquer, bien que nous les considérions comme globalement fondés.

 

Dans le même ordre d’idées, il va de soi que les éditeurs ou libraires dont les adresses sont fournies sur le présent site ne le sont qu’à titre indicatif. Leur mention ne saurait en aucun cas avoir valeur de caution pour l’ensemble des ouvrages qui figurent à leurs catalogues, lesquels sont souvent fort loin de posséder une unité doctrinale.

 

Méthode de travail. Nous renvoyons le lecteur aux Seize conseils de saint Thomas d’Aquin pour acquérir le trésor de la science.

 

Vocabulaire : De nombreux textes figurant sur ce site font, à des degrés divers, usage du vocabulaire de la philosophie réaliste, notamment de la métaphysique (« forme », « essence » « substance », « accident », ...). Il est donc recommandé au lecteur ignorant tout de cette discipline clé (c’est normal : pour les modernes, il n’y a pas de métaphysique) de commencer par en acquérir le vocabulaire de base.

 

Réalisme modéré (thomisme) ou Idéalisme ? Nous recommandons de lire ensuite attentivement les trois articles : La Vérité I, La Vérité II et La Vérité III. Ces documents, dus à un moine dominicain du Couvent de La Haye-aux-Bonshommes, exposent dans un langage simple et à l’aide de force exemples ce que sont les principes de la théorie réaliste de la connaissance qui prévalait depuis Aristote et comment ils furent tragiquement mis en pièces par Descartes, ouvrant ainsi la voie à l’idéalisme moderne. Niant ou méprisant le réel extra-mental, auto-contemplation de la pensée humaine enfermée en elle-même, l’idéalisme est devenu la « philosophie » officielle des états modernes car il constitue le plus puissant moyen de contrôle non aversif des populations  jamais mis en oeuvre. Flattant la vanité humaine, il est « l’ami des hommes ».

 

« La nation est un grand troupeau qui ne songe qu’à paître, et, qu’avec de bon chiens, les bergers mènent à leur gré. »

(Mai 1789, Chamfort dialoguant avec Marmontel ; cité par J-C. Lozac’hmeur et B. de Karer, in De la Ré-volution, p. 26)

 

 

 

 

 

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LIVRES ET DOCUMENTS EPUISES OU TRES DIFFICILES A TROUVER

TEXTES COMPLETS EN LIGNE

 

 

Louis Jugnet – Résumé ronéotypé d’un cours donné à l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse en 1965.

 – Doctrines philosophiques et systèmes politiques.

 

Louis JugnetProblèmes et grands courants de la philosophie.

 

Jacques Maritain – Trois réformateurs. Il s’agit d’une saisissante synthèse de la modernité à travers trois personnages, qui, s’ils ne l’ont pas à eux-seuls créée, l’ont incarnée au plus haut point, chacun dans son domaine : Luther, inventeur du « Moi » et de l’autonomie de la conscience, Descartes, séparateur de la raison et des choses, père spirituel de Kant, enfin Rousseau, réformateur politique, jetant les bases de la société démocratique actuelle et même de son inévitable évolution (et non pas, comme on le prétend à tort, « dérive ») totalitaire, « forçant à être libres » ceux qui ne veulent pas l’être. Mais, pour bien tirer parti de cet ouvrage d’une grande force et ne pas le confondre avec une œuvre polémique qu’il n’est pas – même si le ton est souvent viril – il convient d’avoir bien compris ce qu’est « la modernité ». Le mot modernité (du latin modus = mode, dans le sens de « à la façon de » ) désigne en effet quelque chose de très précis et qui n’a que peu de rapport avec le sens qu’on lui donne de nos jours. En première approximation, on peut dire que modernité est synonyme d’individualisme, d’immanentisme, de repli sur son moi, chacun le sien. La modernité, en coupant l’homme de Dieu, a substitué aux sociétés organiques de la chrétienté et à ses corps intermédiaires les « collectivités », qui sont des collections de « moi », faiblement maintenus entre eux par une communauté temporaire d’intérêts. Le résultat, c’est la Dissociété décrite par Marcel De Corte et sa conséquence, l’incommunicabilité entres les êtres. A l’antique « bien commun » qui désignait l’état de la Cité (même très inégalitaire) permettant aux hommes d’atteindre leur fin (se présenter à sa mort devant Dieu dans la vertu), s’est substitué « l’intérêt général », expression qui pourrait tout aussi bien s’appliquer à un groupe de voleurs partageant un butin …

N.B. Il convient d’apporter de vigoureuses réserves sur la conception que Maritain donne de la personne (figurant dans le chapitre I sur Luther) et qui diffère, non sans incohérences graves, de celle du thomisme classique. Cette erreur est peut-être à l’origine des dérives du philosophe qui apparaissent dès la fin des années 20.

 

Léon Daudet – Deux idoles sanguinaires : la Révolution et son fils Bonaparte. Où l’on montre que la route vers « la paix perpétuelle » (Kant) débute par l’horreur du bain de sang régénérateur et conduit infailliblement à la dictature militaire. Où l’on montre aussi que la Révolution ne fut pas la révolte du peuple affamé mais une guerre de religion, ou plutôt, une guerre à la religion. Où l’on montre enfin que la guerre civile se prolonge inéluctablement en guerre étrangère pour étendre la Révolution. Deux siècles après les évènements, on peut dire que l’idole se porte bien et a su s’adapter : Révolution culturelle permanente dans les pays occidentaux et dernièrement en Russie, Révolution violente encore sous d’autres cieux. Nous remercions le lecteur qui a eu la gentillesse de corriger la version numérisée que nous présentons ici.

 

Augustin CochinAugustin Cochin, parent de l’abbé Jacques-Denis Cochin qui fonda l’hôpital qui porte son nom, est né à Paris le 22 décembre 1876. Il est tourmenté par les massacres organisés de la Révolution. C’est pourquoi, dès sa sortie de l’Ecole des Chartes - dont il est entré premier et sorti premier -, il met en chantier un gigantesque travail de recherche et de réflexion pour tenter de comprendre comment des hommes ordinaires ont pu se livrer à pareille activité ou même seulement la cautionner plus ou moins tacitement. Malheureusement, il meurt au front en 1916 et le monumental ouvrage en 10 volumes qu’il avait entamé restera à jamais inachevé. Certaines des notes retrouvées chez lui et divers textes de conférences ont été rassemblés et publiés par la librairie Plon après la grande guerre. Citons notamment :

 

·                    « Les sociétés de pensée et la démocratie moderne » Analyse magistrale du fonctionnement des  sociétés d’égaux « libres » dont les loges maçonniques sont l’exemple type, mais pas le seul puisque toutes les sociétés démocratiques modernes fonctionnent sur le même principe.

 

·                    « La révolution et la libre-pensée :  La socialisation de la pensée : 1750-1789,  La socialisation de la personne : 1789-1792, La socialisation des biens : 1793-1794 ». Ce livre, d’une grande richesse, débute par un remarquable exposé et – nous semble t-il – très abordable, de la théorie de la connaissance. Pour « s’émanciper », l’homme a décrété la mort de Dieu, ou tout au moins sa mise hors jeu : il devait pour cela nier le réel (matériel ou immatériel) et imposer des fictions au corps social martyrisé. Le résultat a été étonnant : de son statut d’animal social complet recherchant l’amitié de ses semblables et capable d’autonomie réelle (à son niveau) grâce à son libre arbitre et à son intelligence, l’homme a régressé en une pièce mécanique inerte, mais suspectant sans cesse ses semblables. Il est devenu un simple rouage participant à un mouvement sur lequel il n’a aucune prise, qu’il ne comprend pas, mais qu’il approuve, soumis qu’il est à un puissant contrôle de la pensée. Implacable et totalement d’actualité. Encore Augustin Cochin n’a t-il pas décrit la disparition des nations – pourtant commencée de son temps -, ultime étape de la socialisation universelle, écrasement absolu des personnes et forme achevée du totalitarisme.

 

Etienne Gilson - Les Métamorphoses de la Cité de Dieu (1952). Il s’agit de la compilation,  rédigée par l’auteur, de conférences données à l’Université de Louvain en 1952. L’illustre académicien et ex-professeur au Collège de France dresse, à travers les écrits de quelques personnages plus ou moins sulfureux comme Dante, Campanella ou encore l’abbé de Saint Pierre, l’histoire exotérique (i.e. telle qu’elle peut être saisie dans ses manifestations visibles) de la genèse de la Grande République Universelle, prélude à la venue de l’Antéchrist. On reste pantois devant l’audace dont fait preuve Etienne Gilson, qui, dans son style inimitable, reste toujours très politiquement correct et se garde bien de parler d’occultisme ou de Franc-Maçonnerie. Tout juste nous offre t-il un clin d’œil à la Hitchcock, avec une discrète allusion aux Grands Initiés d’Edouard Schuré qu’il ne nomme d’ailleurs pas.  En effet, cette political correctness n’est qu’une apparence et comme le philosophe le dit lui-même, le véritable sens de son discours n’apparaît que dans la considération de l’ensemble des différents chapitres.

 

Auguste Boulenger - La doctrine catholique, tome 1 : Le dogme (1927). Remarquable exposé de l’ensemble de la doctrine catholique, des attaques qu’elle subit et des arguments pour y répondre. Cette ouvrage d’une grande rigueur et qui couvre à la fois les aspects philosophiques et théologiques sera apprécié par les gens exigeants. Bien que son niveau dépasse celui des catéchismes courants, il reste très accessible.

 

Auguste Boulenger - La doctrine catholique, tome 2 : La morale, la loi, etc.  (1927).

 

Auguste Boulenger - La doctrine catholique, tome 3 : Les moyens de sanctification (1927). La vie surnaturelle, les prières, les sacrements.

 

Auguste Boulenger - Manuel d’apologétique - Pourquoi je suis catholique. Complémentaire du précédent et orienté vers l’apologétique.

 

Louis-Nazaire Bégin - La primauté et l’infaillibilité des Souverains Pontifes. L.H. Huot Éditeur, Québec, 1873. Ce livre parfaitement clair devrait dissiper les confusions lourdes de conséquences qui prévalent de nos jours en la matière. Il est simplement fourni en version numérisée mais « non reconnue », d’où sa taille importante (22 Mo). Nous n’avons pas le temps à court terme de le traiter avec notre logiciel OCR. Si quelqu’un veut bien le faire, nous le remercions par avance.

 

Abbé Goupil S.J. La règle de la foi. Où l’on explique avec précision ce qu’est la foi catholique. La foi, c’est ça. A prendre ou laisser, mais c’est ça.

 

Mgr. de Ségur - La Révolution expliquée aux jeunes gens. Exposé simple et clair bien adapté à une première approche de l’essence de la Révolution.

 

 

 

LIVRES ANCIENS RECOMMANDÉS

avec parfois quelques

EXTRAITS

 

 

Nous ne saurions trop conseiller au lecteur de tenter de se les procurer chez les vendeurs de livres anciens des grandes villes ou sur l’Internet ( http://www.livre-rare-book.com , http://www.chapitre.com  , http://www.abebooks.fr/ , http://www.addall.com/ , http://www.alibris.com/, http://www.usedbooksearch.co.uk/ , http://www.priceminister.com  et http://www.usedbooksearch.co.uk/ pour globaliser la recherche). Ajoutons l’excellente librairie DISMAS, Rue de Bayère, 3 B - 5537 Haut-le-Wastia (Belgique), Tél.: 00-32-82-61.40.97 ; Fax : 00-32-82-61.42.62 ; librairie-dismas@skynet.be .

 

Régis JolivetTraité de philosophie, 4 tomes. Editions Emmanuel Vitte, Lyon. Cet ouvrage, complet et néanmoins de lecture aisée, traite de philosophie, au sens véritable décrit plus haut. C’est une référence sûre.

 

Abbé Henri Collin - Manuel de philosophie thomiste, 2 vol., Pierre Téqui Ed., 1926 (existe en 3 volumes dans une version ultérieure dite « revue et corrigée » que nous ne connaissons pas). Ouvrage de référence parfaitement orthodoxe et, à l’inverse de précédent, accessible aux débutants (avec du travail évidemment).

 

Joseph de TonquédecLa critique de la connaissance, Gabriel Beauchêne, Lyon, 1929. C’est l’ouvrage de référence en noétique (théorie de la connaissance) thomiste. Aussi clair que complet, ce livre contient les réfutations détaillées des erreurs modernes, notamment du kantisme. On peut le lire de manière relativement autonome puisque la plupart des termes utilisés y sont définis, néanmoins, il s’adresse à des personnes possédant les bases de la philosophie réaliste. A lire après le cours de Maritain ou de Jolivet par exemple.

 

F-J. ThonnardPrécis d’histoire de philosophie. Desclée et Cie, 1945.

 

Jacques MaritainThéonas. Nouvelle Librairie Nationale ; Réflexions sur l’intelligence et sa vie propre. Nouvelle Librairie Nationale ; Distinguer pour unir ou Les degrés du savoir, Desclée de Brouwer, Paris, 1932. Cf. note infra.

 

Abbé Augustin BarruelMémoires pour servir à l’histoire du Jacobinisme. Publié à Hambourg en 1798 et 99, réédité plusieurs fois depuis, cet ouvrage (cinq volumes) rigoureux, est d’une importance telle qu’il fait encore aujourd’hui l’objet d’attaques destinées à le décrédibiliser (« thèse du complot »).  Signalons que les Editions DPF de Chiré viennent d’en réimprimer une copie.

 

Marcel De Corte (*) L’intelligence en péril de mort.  « L’intelligence » est la capacité à lire dans le réel (du latin legere intus) les vérités qui sont extrinsèques au sujet pensant. La raison peut déduire de ces vérités premières d’autres vérités, secondes, qui permettent à l’homme de régler son agir, mais en aucun cas, elle ne peut les produire elle-même. Un expert-comptable n’invente pas les factures ni les états de stocks qui lui permettent d’établir le bilan d’une entreprise : il les lit dans la réalité.  Telle est pourtant la sophistique à laquelle se livre l’homme moderne, qui rejette furieusement toute hétéronomie, tout « donné » sur lequel il n’a pas prise. Depuis Descartes et surtout Kant, il a décrété que la connaissance de la chose « en soi » lui était radicalement impossible.

Saint Thomas d’Aquin leur avait répondu à l’avance et avec une grande simplicité dans sa Somme Théologique (Ia, q85, a2). On pourra lire à ce sujet la remarquable synthèse que fait Louis Jugnet de la noétique (théorie de la connaissance) du docteur angélique (in « la pensée de saint Thomas d’Aquin », N.E.L. Ch. II : valeur et nature de la connaissance. Cf. extraits infra.)

S’il est véritablement compris, ce livre provoquera un choc chez le lecteur, lui faisant prendre soudainement conscience de l’ampleur du mal qui ronge notre société, laquelle vénère jusqu’à l’arrogance une raison se nourrissant d’elle-même. Jean Favard, ce mathématicien qui puisait chez saint Thomas d’Aquin les apostilles de son cours d’analyse de l’Ecole Polytechnique, ne se lassait pas de rappeler aux idolâtres de la Science majusculaire qu’« Il n’y a pas de vérité mathématique, les seules vérités sont les vérités révélées et celles qui se lisent dans la nature. »

 

(*) Le philosophe belge Marcel De Corte (1905-1994) est un ancien de l’E.N.S. de la rue d’Ulm où il est entré en 1929 à titre d’élève étranger. Il a été recteur de l’Université de Liège.

 

Les ouvrages suivants ressortissent à la théologie, qui est la plus haute (et la plus difficile) de toutes les sciences. C’est sur elle et elle seule que doit déboucher la philosophie, et non sur une prétendue sagesse humaine qui s’auto-suffirait, et qui serait « plutôt une folie ». Ces livres sont hélas très difficiles à se procurer (ne pas se décourager à la première recherche, nous avons parfois mis plus d’un an pour en trouver certains). Nous recommandons de les lire dans l’ordre indiqué.

 

R.P. Réginald Garrigou-Lagrange, O. P. - La Providence et la confiance en Dieu, Desclée de Bouwer, 1932. Débute par un résumé saisissant des preuves classiques de Dieu et de ses principaux attributs.

 

R.P. Réginald Garrigou-Lagrange, O. P. - Le Sauveur et son amour pour nous, Editions du Cèdre, Paris, 1951 (Imprimatur de 1933).

 

R.P. Réginald Garrigou-Lagrange, O. P. - La prédestination des saints et la grâce, Desclée de Bouwer, Paris, 1936. Recadre les choses en matière de prédestination. Lorsque l’on sait combien cette question est génératrice d’erreurs fatales pour la foi, il est de première importance de l’étudier avec soin. Le R.P. G-L. s’acquitte de cette tâche ô combien délicate suaviter et fortiter.

 

R.P. Réginald Garrigou-Lagrange, O. P. - L’amour de Dieu et la croix de Jésus, Éditions du Cerf, Juvisy, 1929. Le titre se passe de commentaire.

 

R.P. Réginald Garrigou-Lagrange, O. P. - Perfection chrétienne et contemplation, Éditions de la vie spirituelle, Desclée de Bouwer, Paris, 1923. Deux tomes.

 

 

 

 

COURTS EXTRAITS DE LIVRES DISPONIBLES DANS LE COMMERCE EN NEUF OU EN REPRODUCTION

DONT NOUS RECOMMANDONS FORTEMENT L’ACHAT

 

 

Il est très important d’acheter ces livres de vente difficile que certains éditeurs prennent le risque d’éditer ou de rééditer. C’est notre liberté, laquelle est subordonnée à la connaissance de la vérité, que nous contribuons ainsi à préserver.

 

Giuseppe Ricciotti – La vie de Jésus-Christ, traduction de Maurice Vaussart, Payot, Paris, 1954. (710 pages qui se lisent avec délectation). On peut le trouver d'occasion par la filière habituelle (abebook, etc) et aussi en reproduction de bonne qualité à la procure de l'IMBC (Centro Librario Sodalitium, adresse infra). Tout le contexte palestinien est traité en détail au départ, les différentes interprétations hétérodoxes réfutées, les questions ouvertes clairement et humblement exposées. L'auteur était un authentique savant, philologue, historien, fin connaisseur de la géographie et des moeurs orientales, sans parler des langues sémitiques, du grec et du latin évidemment. Et modeste avec ça. Un vrai nectar qui n’a rien perdu de sa valeur scientifique en 2008.

 

Collana Cassiciacum - Le problème de l’autorité et de l’Episcopat dans l’Eglise. Pour acheter ce petit livre écrire à : Centro Librario Sodalitium, Loc. Carbignano 36 - 100 20 VERRUA SAVOIA (TO) Italie, ou à : Sodalitium, Mouchy 58 400 Raveau, France. Le prix est de 8,40 Euros + port 1,5 Euros.  (Publicité non payée …). Ce livre contient notamment deux textes très importants de Mgr. Guérard des Lauriers, l’un exposant la thèse de Cassiciacum, l’autre justifiant - selon lui - la nécessité de sacrer des Evêques sans mandat romain dans l’état de privation actuelle de l’Eglise pour continuer la Missio.

 

Marcel De Corte – Essai sur fin d’une civilisation, Editions Rémi Perrin. A lire après « L’intelligence en péril de mort ».

 

Marcel De Corte – De la dissociété, Editions Rémi Perrin. Idem.

 

Marcel De Corte – L’homme contre lui-même, Editions de Paris, 2006. A lire là aussi, après « L’intelligence en péril de mort ». Recueil de textes d’une extrême pertinence décrivant les différents aspects et les causes de la mise au rebut par l’homme lui-même des facultés et des notes spécifiquement humaines de sa nature humaine. Du grand De Corte donc, bien que le surnaturel spécifiquement chrétien soit, comme souvent chez ce penseur, absent[1]. La conclusion du chapitre VIII est quelque peu réductrice et hélas, côtoie le naturalisme.  Cela est dommage, mais  ne détruit pas la valeur proprement philosophique de l’ouvrage.  Extrait.

 

Vladimr VolkoffLe montage (Press Pocket) – Le retournement (Press Pocket) – Petite histoire de la désinformation (Editions du Rocher, assez superficiel, car ne dépassant pas le niveau des causes secondes, mais très utile pour le néophyte qui ignore tout de la désinformation) . Vladimir Volkoff est un auteur de grand talent littéraire et d’une intelligence vive, mais il est surtout intéressé par l’aspect civilisationnel de la Révolution. Tous ses livres ne sont pas à recommander (notamment les derniers), mais on ne peut se dispenser de lire Le montage et Le retournement si on veut savoir jusqu’où peut aller la malice humaine en matière de subversion et de tromperie.

 

Jean de Viguerie ( historien, spécialiste de la période révolutionnaire et des « Lumières ») – Les deux patries (Editions Dominique Martin Morin) – Christianisme et Révolution (Nouvelles Editions Latines) – Histoire et dictionnaire du temps des Lumières (Robert Laffont, Bouquins).

 

Pascal BernardinMachiavel pédagogue (Editions Notre-Dame des Grâces). Polytechnicien, Pascal Bernardin étudie avec rigueur les méthodes de contrôle de la pensée, notamment dans le domaine éducatif, que le public est loin de soupçonner.

 

Jacques Maritain (rééditions de Pierre Téqui) - Eléments de philosophie, tome 1 : philosophie générale et tome II : Petite logiqueNeuf leçons sur les notions premières de la philosophie moraleSept leçons sur l’être. Un des grands philosophes thomistes de la première moitié du XX° siècle. Il a connu deux périodes, la première (jusqu’à 1930 environ), marquée par l’orthodoxie doctrinale (sauf, hélas sur la notion de personne). Les ouvrages qui précèdent ont tous été écrits lors de cette période. Par contre, dès Humanisme intégral, paru en 1936, ses productions deviennent de plus en plus douteuses, avec un sommet dans l’hétérodoxie dans les années 60 (Maritain est l’inventeur du concept de « liberté religieuse » adopté par le Concile Vatican II). Se trouve d’occasion et est par moment réédité par Téqui à faible tirage.

 

Louis Jugnet (réédition des Nouvelles Editions Latines) - La pensée de saint Thomas d’Aquin.

 

Jean Daujat (réédité par Pierre Téqui) – Physique moderne et philosophie traditionnelle. Physicien de formation (ancien  élève de l’E.N.S.), Jean Daujat a consacré sa vie à la philosophie et à la théologie selon la doctrine de saint Thomas d’Aquin. Il fut un disciple de Jacques Maritain.

 

Arnaud de LassusConnaissance élémentaire de la démocratieConnaissance élémentaire de la Franc-MaçonneriePhilosophie de la révolution et des Droits de l’Homme, La désinformation. A.F.S, 31 rue Rennequin, 75 017 Paris. Tél. 01 46 22 33 32.

 

Georges SaletHasard et certitude. Présentation du livre par l’éditeur Pierre Téqui :

« Déjà en 1674 dans sa « Recherche de la Vérité », Malebranche notait le danger de trop faire confiance aux hommes de science : « Ce sont des gens qui cherchent la vérité : on suit ordinairement leurs opinions sans les examiner. Ainsi leurs erreurs sont d'autant plus dangereuses qu'ils les communiquent avec plus de facilité. » (L. II, IIIe partie, ch. VIII, 4), Le Hasard et la Nécessité, le livre publié par Jacques Monod aussitôt la réception du prix Nobel, illustre à merveille ce propos du philosophe (et prêtre oratorien) : le célèbre biologiste y propose une vision du monde résolument athée, et tente de la justifier par des extrapolations qui vont bien au‑delà des faits et des connaissances scientifiques.

En clair, il voulait exclure de la science (donc, pour lui, de la pen­sée et de la vérité) toute référence à un Créateur intelligent. Et son évolution « au hasard » tiendrait lieu de Dieu.

Comprenant le danger pour la foi, Georges Salet eut l'idée de retourner l'arme même de la science contre le savant biologiste. En effet, contrairement à l'idée que s'en formaient les Grecs, le hasard n'exclut pas l'existence d'une loi, donc d'un Législateur : il existe des lois mathématiques du jeu de dés (alea, en latin) et ce calcul « aléa­toire », appliqué à la « mutation favorable » où Monod voyait le méca­nisme d'une évolution progressive, démontre justement le contraire des prétentions évolutionnistes. Cette mutation est improbable à un degré tel qu'il équivaut à une impossibilité.

Depuis la première édition de cet ouvrage, trente ans tout juste ont passé, mais les termes du problème restent inchangés. Les lois des pro­babilités ne vieillissent pas, non plus que les êtres vivants : se renouve­lant à chaque génération toujours semblables à leurs ascendants, n'en déplaise au Professeur Monod.

Ceux qui ouvriront ces pages en sentiront aussitôt tout le prix, et nous tenons à remercier ici Madame Salet et les Éditions Téqui d'avoir permis cette utile réédition. La désinformation scientifique n'est pas moins redoutable que les autres, et tous ceux pour lesquels importe avant tout la vérité, et toutes les formes et tous les ordres de vérité, comprendront l'importance de cet ouvrage. »

Georges Salet est décédé en 2002 ; il était polytechnicien, ingénieur du Génie Maritime.

 

Jean-Claude Lozac’hmeur et Bernaz de KarerDE LA RE-VOLUTION  (1992 ; éditions Sainte Jeanne d’Arc, Les Guillots, 18260 Villegenon ; tél. : 02 48 73 74 22 ; fax : 02 48 73 75 86.) Extrait de l’ « Avertissement au lecteur » : « [...] On espère répondre ici aux interrogations les plus angoissantes de l’homme moderne : en quoi consiste donc la Révolution ? Où mène t-elle ? [...]» Introduction à la méta-histoire par deux universitaires bretons. La bonne compréhension de ce livre exceptionnel nécessite des connaissances en philosophie, histoire générale et théologie (comme le contenu du catéchisme du père Pègues qui figure plus bas), mais la récompense est à la hauteur de l’effort fourni. Il pourra alors parfaire ses découvertes avec :

 

J-C. Lozac’hmeurFils de la Veuve. Editions de Chiré, 2002.

 

Dominicaines enseignantes (Saint Pré – Brignoles)PRECIS D’HISTOIRE  (1990 ; éditions Fideliter ; 112 route du Waldeck 57230 EGUELSHARDT.) 5 tomes :

·                    Tome I : L’Antiquité Greco-Latine ; la France de 496 à 1328.

·                    Tome II : La France de 1328 à 1774.

·                    Tome III : La France de 1775 à 1870.

·                    Tome IV : Histoire contemporaine (en deux volumes : I de 1871 à 1945 et II  de 1945 à 1990)

Cet ouvrage ne constitue pas un cours détaillé mais seulement, comme son nom l’indique, « un précis ». C’est pourquoi il sera d’une grande valeur pour celles et ceux – sans doute nombreux – qui ont oublié les leçons de leur jeunesse. De plus, il présente une lecture catholique de l’histoire, et non pas matérialiste comme le font les traités en vigueur dans l’enseignement public ou assimilé. 

 

Jules GarridoCatéchisme pour scientifiques et techniciens, Editions du Cèdre, Dominique Martin Morin, 1970. Petit livre de 180 pages écrit par un scientifique de haut niveau (Directeur de recherches au CNRS) à destination de personnes exigeantes en termes de rigueur intellectuelle. Il contient l’essentiel de la doctrine catholique traditionnelle.  Chaque chapitre comporte un énoncé clair d’un point du dogme suivi d’explications et d’un exposé des principales déviations et erreurs afférentes. Deux critiques cependant : il ne distingue pas la philosophie (qu’il semble peu connaître) de la théologie et reste muet sur l’origine et la natures  des mutations (dans le catéchisme) qu’il déplore. Convient surtout aux personnes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas consacrer trop de temps à l’étude.  Extrait.

 

Mgr. Henri DelassusLa conjuration anti-chrétienne. Ce livre de plus de 1300 pages, commencé en 1910 et terminé après la Grande Guerre constitue probablement la meilleure synthèse existante sur le sujet. Partant toujours du concret discernable par tous, Mgr Delassus remonte progressivement la série des causes pour en arriver à la vraie clé de Révolution universelle, qui est théologique. Malgré la grande profondeur du texte, le style est toujours simple, les boursouflures absentes.

Il existe de ce livre deux versions : une qui est une reproduction sous forme de photocopies de l’édition originale en trois volumes ( Editions Saint-Remi  BP 80 33410 CADILLAC http://editions.saint-remi.chez.tiscali.fr/ , maison spécialisée dans la reproduction d’ouvrages dits « anti-libéraux » souvent très difficiles à trouver) et une version en un volume, plus facile à lire, dont le texte a été entièrement ressaisi (Editions SCIVIAS, CP 1792, 300 rue St-Paul Québec (Québec)). On peut trouver cette dernière à la procure des Dominicains d’Avrillé (Cf. infra) ou aux  Editions Pamphiliennes, B.P. 51, 67 044  Strasbourg Cedex.

 

Jacques Crétineau-JolyL’Église romaine face à la Révolution, Cercle de la Renaissance française, Réédition de l’ouvrage original de 1859. En dépit d’une certaine admiration pour Napoléon, ce livre, qui n’est qu’une version expurgée d’une première mouture (« Histoire des sociétés secrètes »), mise au bûcher par son auteur lui-même à la demande du Vatican vraisemblablement pour des raisons de prudence (le contexte politique s’était dégradé), montre bien les méthodes employées par les sociétés secrètes pour renverser l’Église - si la chose était possible -. Cet ouvrage a été établi à partir de documents d’archives fournis à l’auteur par le pape Grégoire XVI. On peut le trouver facilement sur l’Internet. Extrait1. Extrait2.

 

Mgr. Marcel Lefebvre - Ils l’ont découronné. Du libéralisme à l’apostasie, la tragédie conciliaire. Editions Clovis. Exposé magistral des problèmes philosophiques, théologiques et historiques sous-jacents à la situation tragique actuelle de l’Eglise. Il faut néanmoins préciser que ce livre contient (ch. 31 notamment) des développements qui supposent qu’un Pape (et donc l’Eglise) peut errer sur la foi et les mœurs lorsqu’il s’exprime en dehors du Magistère Extraordinaire, ce qui est contraire à la doctrine catholique[2].

 

Epiphanius - Maçonnerie et sectes secrètes ; le côté caché de l’histoire. ISBN 2-913643-12-4. Nouvelle édition, 2005. Cette somme traduite de l’italien (800 pages faciles à lire et écrites en excellent français), d'une richesse de documentation exceptionnelle, est surtout orientée vers les instruments internationaux de la Révolution (CFR, Bilderberg, Fabian Society, etc.) et leurs origines et activités occultes. Toutes les citations sont assorties de références précises permettant les vérifications et les approfondissements. Ce travail de haute compétence intègre les acquis d’un siècle de recherche française et italienne sur la question. Index des noms cités très important. Éditeur : Courrier de Rome BP 156, 78001 Versailles Cedex. Version italienne : EPIPHANIUS, Massoneria e sette segrete : la faccia occulta della storia, Editrice “Ichthys” Via Tirlussa, 45 ; 00041 Albania Laziale (Roma).

 

Glenn Alexander Magee - Hegel and the Hermetic Tradition. ISBN 0-8014-3872-1. Cornell University Press, Ithaca and London, 2001. Hélas uniquement en anglais, ce livre est véritablement à notre avis le meilleur que l’on puisse trouver actuellement sur Hegel. Ecrit avec la rigueur et l’érudition d’un universitaire, l’ouvrage évite la caricature sans passer à côté de la réalité de ce que fut l’ « œuvre » du mystificateur Hegel : l’exposé d’une méthode violente de fabrication de l’histoire destinée à lui faire atteindre sa prétendue « fin » : la fusion universelle de tout dans le Grand Tout, qui se confond alors avec « l’Esprit ». Il a beaucoup été écrit sur Hegel, mais soit on n’a pas compris que tout était crypté (la clé de lecture se trouvant dans la préface de sa Phénoménologie de l’Esprit) et on n’a vu qu’anomie dans l’ancien pensionnaire du Stift, soit on a fait en partie semblant de ne pas comprendre tout en en disant suffisamment assez pour mettre l’eau à la bouche aux esprits gnostiques et les pousser vers l’initiation (e.g. J. d’Hondt). Ici, on a droit à la vérité telle qu’elle est, sans rien y ajouter ni en retrancher. Ce qui est allégué est démontré et expliqué. Le tableau est assez effrayant. Il est hélas difficile de ne pas penser que les évènements violents auxquels nous assistons depuis un siècle semblent une parfaite application de la fameuse « dialectique hégélienne ».

 

 

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« beatus vir qui non abiit in consilio impiorum et in via peccatorum non stetit et in cathedra pestilentiae non sedit »

Heureux l’homme qui ne suit pas le conseil des impies, ne demeure pas dans le péché et ne s’assied pas à la chaire de pestilence (Ps 1, 1)

 

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LE CATECHISME SELON LA SOMME THEOLOGIQUE DE SAINT THOMAS D’AQUIN (1919)

 

par le fr. Thomas Pègues O.P

 

Ce catéchisme est paru dans la revue Le Sel de la terre (*), Couvent de La Haye-aux-Bonshommes, F-49240 Avrillé. Nous remercions les moines d’Avrillé de nous avoir aimablement laissé bénéficier de la version numérisée du catéchisme. Il est précédé d’un Bref d’approbation du pape Benoît XV daté du 5 février 1919. Ce catéchisme est donc l’expression de la foi la plus orthodoxe et constitue de ce fait une référence pour ceux qui ont cette foi et pour ceux qui ne l’ont pas.

 

Extrait (Deuxième section. Vue détaillée du retour de l’homme à Dieu. 1. Des actes bons ou mauvais considérés dans le détail ; de leurs espèces et selon les conditions de leur état ordinaire parmi les hommes ; les vertus théologales) :

 

[…]

— Y a-t-il quelqu’un qui soit assuré de ne pas se tromper sur le sens de la parole de Dieu dans l’Écriture sainte, et où qu’elle se trouve ?

— Oui, c’est le souverain pontife, et par lui l’Église catholique dans son enseignement universel (q. 1, a. 10).

— Pourquoi dites-vous que le souverain pontife et, par lui, l’Église catholique dans son enseignement universel ne peuvent pas se tromper sur le sens de la parole de Dieu dans l’Écriture sainte, et où qu’elle ait été conservée ?

— Parce que Dieu lui-même a voulu qu’ils fussent infaillibles.

— Et pourquoi Dieu a-t-il voulu qu’ils fussent infaillibles ?

— Parce que sans cela les hommes n’auraient pas eu les moyens nécessaires d’arriver sûrement à la fin surnaturelle à laquelle il les appelle (q. 1, a. 10).

— Est-ce là ce qu’on veut dire quand on dit que le pape et l’Église sont infaillibles dans les questions qui touchent à la foi et aux mœurs ?

— Oui, et c’est là très exactement le sens de ces expressions, et l’on veut dire que le pape et l’Église ne peuvent jamais se tromper ni nous tromper, quand ils livrent ou interprètent aux hommes la parole de Dieu, en ce qui touche aux vérités essentielles qui regardent les choses qu’il faut croire ou qu’il faut faire, pour obtenir ce qui doit être un jour notre bonheur parfait.

[…]

 

(*) N.B. Bien que de plusieurs références à cette revue figurent dans le présent site, il n’en constitue, ni de près ni de loin, un organe d’expression. Pas plus qu’il adhère à l’ensemble des positions qu’elle défend. A côté d’autres très discutables, cette revue contient assez souvent d’excellents articles : « Ne regarde pas à celui qui parle, mais tout ce que tu entends de bon, confie-le à ta mémoire », dit saint Thomas dans ses Seize conseils de saint Thomas d’Aquin pour acquérir le trésor de la science).

 

 

 

TOTALITARISME

 

« […] Donc, ces évêques avaient abandonné la doctrine sociale de l’Église et avaient méconnu la condamnation très solennelle du communisme que fit Pie XI avec son encyclique  Divine Redemptoris  en 1935. Le Pape condamna d’abord le communisme ; puis le nazisme avec Mit Brennender sorge, puis le fascisme avec Non abbiamo bisogno. Donc tous les systèmes erronés de notre temps furent foudroyés par Pie XI.

Mais ses plus récents successeurs ont caressé d’abord le socialisme, puis le libéralisme, c’est-à-dire le totalitarisme : parce que le libéralisme est un totalitarisme.

Le libéralisme dit :  l’État est tout, et c’est l’État qui dit ce qui est bien et ce qui est mal ; il n’y a aucune loi supérieure à la volonté de l’État et dans laquelle l’État puisse trouver un frein, une règle, une orientation.

C’est là le totalitarisme, enseigné en Europe par les régimes totalitaires du siècle passé et devenu ensuite le principe formel de tous les états modernes, parce que tous les états modernes considèrent que la volonté de l’État est la volonté suprême, qui exige une obéissance sans condition. […]

Que l’État soit totalitaire, presque personne ne s’en aperçoit, parce que tout le monde approuve ce totalitarisme. C’est là la question : quand on peut opposer à une affirmation, à une exigence, l’autorité de l’État, la question est résolue. […] » Romano Amerio, Stat Veritas, Publications du Courrier de Rome, BP 156, 78001 Versailles Cedex. Les mises en gras sont de nous.

 

Deux commentaires sur cette citation.

a/ Sur la citation elle-même. Il conviendrait d’ajouter - ce que ne fait pas l’auteur, qui semble ignorer l’existence d’une méta-histoire -, que l’État n’est que la façade visible et le bras armé du véritable pouvoir, qui, lui, est invisible. Nous renvoyons ici à Augustin Cochin (cf. supra) pour une approche au premier degré de cette réalité, puis à Epiphanius (cf. supra) pour aller au delà.

b/ Sur l’auteur. Mort en 1997, de nationalité italienne mais résidant en Suisse, Romano Amerio était ce qu’il est convenu d’appeler « un savant ». Sa profonde érudition s’étendait à la philologie, à la philosophie (sans guillemets) et à la théologie. Il s’est fait connaître du monde catholique traditionnel avec la publication de deux ouvrages critiques sur Vatican II et ses suites : Iota unum (Nouvelles Éditions Latines, 1987) et Stat Veritas (Éditions du Courrier de Rome, 1996). Ces deux livres, dont le premier est imposant (660 pages) contiennent des analyses d’une grande pertinence. La dignité indéfectible avec laquelle des choses fort indignes sont décrites dans leur crudité force le respect, même du lecteur hostile aux thèses de l’auteur.

Cependant ces ouvrages recèlent une grave défectuosité. On ne peut soupçonner M. Amerio d’ignorer le principe de non-contradiction : son oeuvre crie la contradiction qui jaillit de la confrontation entre la foi de l’Église et les nouvelles doctrines. Hélas, le discours puissant de M. Amerio est lui-même gros d’une énorme contradiction : l’Église ne peut donner un scorpion à ses enfants qui lui demandent du pain et ne peut « varier » dans ses enseignements sur la foi et les moeurs comme l’indique le sous-titre de Iota Unum : « Étude des variations de l’Église catholique au XX° siècle ».

Pourtant, l’auteur formule presque la conclusion que l’on attend impatiemment à la page 153 de Stat Veritas : « Dans les premiers temps de Vatican II, les gens disaient : Ils ont changé la religion. C’est exactement ça, ils ont changé la religion. ». Mais, si c’est bien le cas, et ça l’est, le chef de cette nouvelle - et fausse - religion n’est pas « le Saint Père », i.e. le Vicaire de Jésus-Christ, comme on peut le lire sur la même page quelques lignes plus bas « car le Saint Esprit n'a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu'ils fassent connaître, sous sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu'avec son assistance, ils gardent saintement et exposent fidèlement la révélation transmise par les apôtres, c'est-à-dire le dépôt de la foi. » (Ier Concile du Vatican, Constitution Pastor æternus, c. 4). Le Magistère authentique est infaillible lorsqu’il statue sur la foi et les mœurs à destination de l’Église universelle, selon le mode extraordinaire, et aussi selon le mode ordinaire ; il ne peut se contredire, ce qui le rendrait inconsistant, comme est inconsistant un cercle carré. Si un homme aussi éminent que M. Amerio tombe lui-même dans l’erreur qu’il dénonce (en limitant implicitement l’infaillibilité aux définitions dogmatiques solennelles, que les novateurs se contentent « d’oublier » et de contredire par la praxis), c’est que chez lui, les habitus catholiques, notamment le respect et l’obéissance dus au Vicaire de Jésus-Christ prévalent sur ceux de l’homo rationalis qu’il est pourtant éminemment. Et c’est « normal » qu’un catholique réagisse ainsi par un effet de rémanence de comportement, lequel subsiste un certain temps après que le contexte qui l’informait a disparu. C’est bien pourquoi, quelle que soit l’âpreté de la critique que l’on formule sur les maîtres de cette nouvelle religion, si on assortit cette critique de la reconnaissance en eux des représentants de l’Autorité, on apaise l’ire des fidèles fidèles, mais on laisse ouverte la voie à leur apostasie future. Simple question de temps. Pour cette raison, on ne peut, nous semble-t-il, conseiller la lecture des livres de Romano Amerio aux personnes n’ayant qu’une connaissance de seconde main, et donc possiblement incomplète et déformée, de la doctrine de l’infaillibilité de l’Église. C’est en effet dans cette connaissance lacunaire, jointe à un obscurcissement des esprits face au principe intangible de non-contradiction que gît la possibilité, ce qu’à Dieu ne plaise, de la chute du dernier carré de résistants.

Cette importante réserve étant posée, on ne peut que recommander la lecture de ces deux livres, et tout particulièrement de Stat veritas, où les urbanités de Iota Unum ne sont plus de mise.

 

 

 

UNE ERREUR FUNESTE A EVITER

 

« Le vrai catholique et la politique » par le R.P. Grasset.

 

 

ALORS, QUE FAIRE  (ET NE PAS FAIRE) ?

 

Si tout est fichu, si tout est « pipé », si nous sommes sans cesse manipulés à notre insu, que faire ? Ne convient-il pas, faute de mieux, de travailler à l’avènement de ce que l’on perçoit comme le moins néfaste ? Ne convient-il pas de « s’engager » dans le combat politique institutionnel en « militant » au sein d’un parti qui, même s’il présente des zones d’ombre en opposition au christianisme sur lesquelles il suffira de jeter le manteau de Noé, semble défendre tout de même certaines de nos « valeurs » ? 

C’est là une lourde erreur, qui a pour source le primat – bien souvent inconscient – donné aux finalités terrestres, en vue de la possession, d’ailleurs chimérique, de biens périssables sur notre véritable fin qui est la béatitude en Dieu. Nous invitons donc le notable – dans l’ordre social ou intellectuel – à s’interroger pour savoir s’il ne préfère pas, en dernière analyse, son statut – éphémère - de notable, au Bon Dieu. Si tel n’est pas le cas, alors, nous l’exhortons à comprendre qu’il perd toujours en procédant ainsi et ne fait qu’ alimenter la dialectique intra-révolutionnaire, à laquelle il est indispensable.

 

« Quod timidi estis, modicae fidei ! »

Pourquoi craignez-vous, hommes de peu de foi ! (Mt 8, 26)

 

Il y a pourtant quelque chose à faire. La véritable réponse à cette question se trouve magistralement exposée dans un texte de Luce Quenette : Quid facere ? 

On trouvera un autre exposé, tout aussi remarquable dans le texte de FAOUDEL intitulé :

 

LE MOTEUR DE LA REVOLUTION

 

Ce texte a paru dans La Gazette Royale ( Château de Bonnezeau 49380 THOUARCÉ.  uclf@worldonline.fr ), qui nous a autorisé à le mettre en ligne. Précisons que le site Contra Impetum Fluminis n’est en aucune façon lié ce mouvement.

 

N.B. L’essence de la révolution, au sens générique du terme, est métaphysique :

 

« R.- […]Toute idéologie, de droite ou de gauche, qui implique le viol d’une réalité, est luciférienne dans son essence.

Q.- Qu’entendez-vous par « luciférienne » ?

R.- La révolte de Lucifer n’est pas la révolte du mal contre le bien, mais la révolte du bien contre l’être. » (Vladimir Volkoff, Le Montage, Julliard, l’Age l’Homme, 1982 , p. 256)

 

C’est donc très logiquement que le texte de Luce Quenette est imprégné de métaphysique. Ainsi, le lecteur qui ignore tout de cette science fera bien – c’est vraiment le minimum - de lire au préalable nos quelques rudiments (vocabulaire de base) s’il veut profiter de la profondeur du texte.

 

 

 

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« vae qui dicitis malum bonum et bonum malum ponentes tenebras lucem et lucem tenebras ponentes amarum in dulce et dulce in amarum »

Malheur à vous, qui appelez mal le bien et bien le mal, les ténèbres la lumière et la lumière les ténèbres, amer le doux et doux l’amer (Is 5, 20)

 

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UNE  DIVISION TERRIBLE DE L’HUMANITE

 

« Les deux Cités »

selon l’impérissable expression de saint Augustin :

 

« Fecerunt itaque civitates duas amores duo, terrenam scilicet amor sui usque ad contemptum Dei, caelestem vero amor Dei usque ad contemptum sui. Denique illa in se ipsa, haec in Domino gloriatur. Illa enim quaerit ab hominibus gloriam ; huic autem Deus conscientiae testis maxima est gloria. »

Deux amours ont donc fait deux cités, l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu, la cité terrestre ; l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi, la cité de Dieu. L’une se glorifie en soi et l’autre dans le Seigneur. L’une demande sa gloire aux hommes, l’autre met sa gloire la plus chère en Dieu témoin de sa conscience. (Sanct. Aug. De civitate Dei, Lib. XIV, cap. XXVIII.)

 

Commentaire du père Emmanuel

 

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MAIS QU’EST-CE DONC QUE CET « ETAT DE NATURE »

AU RETOUR DUQUEL OEUVRENT LES INITIES DEPUIS DES LUSTRES ?

Père Emmanuel, Le naturalisme 

 

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MAIS QU’EST-CE DONC QUE « LA GNOSE » ?

UNE NOUVEAUTE OU ... ?

 

une tentative de définition par M. l’abbé Hervé Belmont

 

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L’ÉGLISE

 

En nous gardant bien de toute véhémence et de tout anathème (que nous n’avons évidemment aucune autorité pour fulminer !) il nous faut tout de même bien nous engager un peu sur ce terrain miné, car c’est là que gît la compréhension de la compatibilité logique des termes de la Foi avec la situation de privation dont nous souffrons depuis la mort de Pie XII. L’enjeu est de taille car le monde mécréant, qui sait bien que l’Église ne variait pas dans ses enseignements jusqu’à Vatican II sait aussi qu’après cet événement, ses chefs contredisent radicalement leurs prédécesseurs. Pour ces païens, la conclusion est claire : l’Église n’était qu’une construction humaine !

Comme il nous semble que plusieurs, même parmi les « tradis », parlent de l’Église sans bien connaître sa nature, confondant le nécessaire et le contingent, la règle et l’exception, nous proposons ici au lecteur qui aime la vérité quelques textes de nature à préciser les choses et ainsi à améliorer la compréhension de crise. Nous en ajouterons d’autres.

ses deux aspects de société humaine et de société spirituelle,     l’Église est une société surnaturelle,     sa visibilité en tant que société humaine

 

 

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VARIA

 

 

Des textes sur la liberté , l’égalité, la tolérance ,  la désinformation , La Vérité I, La Vérité II, La Vérité III, La raison et la foi I, la raison et la foi II, la raison et la foi III (y a t-il une philosophie chrétienne ?), les Lumières , le Concile Vatican II , la laïcité , le surréalisme , le mondialisme ,le mariage, la révolution au sens générique du terme.

Quelques encycliques fondamentales : Humanum genus (de Léon XIII, sur la franc-maçonnerie), Pascendi Dominici gregis (de saint Pie X, sur le modernisme), lettre sur le Sillon (saint Pie X), Cum ex apostolatus sur la conduite à tenir avec un pape hérétique.

La vie intérieure (R.P. Garrigou-Lagrange)

La définition de la foi.

L’affaire Galilée : la légende et la vérité.

 L’infaillibilité de l’Église

La Messe et la « nouvelle messe » : Bref examen critique présenté à Paul VI par les cardinaux Ottaviani et Bacci et élaboré par M.-L. Guérard des Lauriers O.P.

Serment anti-moderniste (saint Pie X, 1910).

Les deux aspects de l’Église : la société humaine et la société spirituelle (appelée « corps mystique de Christ »).

Que penser de la « visibilité » de l’Église ?

 

 

RESUMÉ COMMENTÉ DE L’ANCIEN TESTAMENT

adaptation par nos soins de l’Histoire Sainte Illustrée de l’abbé Lesêtre (Pierre Lethielleux, Paris 1906)

 

 

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« Si tu veux la paix, prends ce qu’on te donne et donne ce qu’on te prends » (Mgr. Ghika)

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QUELQUES LIENS

 

Fundamentals of Symbolism     http://agdei.com/Universalsymbolism.html et  http://agdei.com/Universal%20Symbols2.html . Une étude magistrale du symbolisme chrétien et anti-chrétien que personne ne peut ignorer en des temps où le symbolisme luciférien envahit tout, des bouteilles d’eau minérale aux boîtes de médicaments en passant par les documents officiels de l’Etat. Qui le traduira en français ? On peut penser que l’auteur serait d’accord.

 

Vulgate (en latin). C’est la seule dont l’inerrance soit garantie : Concile de Trente, IVe session, Décret sur les Ecritures Canoniques du 8 avril 1546). Il existe plusieurs versions de la Vulgate, le texte original de saint Gérôme ayant subi des corrections de détail au cours des temps. Pour la version corrigée, dite Clémentine, voir le site remarquable http://vulsearch.sourceforge.net/gettext.html .

Bible du chanoine Crampon (en français) ; elle n’est pas exempte de reproches - loin s’en faut[3] -, mais c’est probablement la moins mauvaise des Bibles modernes traduites directement d’après l’Hébreu et elle a l’avantage d’être relativement facile à trouver et … à télécharger. On lui préférera cependant la Vulgate en français (La Sainte Bible par Jean Baptiste Glaire, commentaires de F. Vigouroux : traduction d'après la Vulgate, ré-éditée en 2002 aux éditions DFT).

Œuvres complètes de saint Thomas d’Aquin (en latin). http://docteurangelique.free.fr/ (en français)

Saint Augustin et autres auteurs classiques (en latin ou en grec))

L’imitation de Jésus-Christ

Vous ne connaissez pas le latin ? Apprenez-le ! ; pour la grammaire, nous préférons  http://bcs.fltr.ucl.ac.be/gramm/001.tabgram.html

Prières traditionnelles en latin

Une incroyable compilation de textes classiques en latin : http://www.thelatinlibrary.com/

Documentation sur la révolution dans l’Eglise (anciennement « Bulletin des amis de saint François de Sales »). Site de l’abbé Tam, transfuge de la FSSPX qui reste cependant un admirateur de Mgr. Marcel Lefebvre. Bien que sa position ne soit pas  exempte de contradiction, et qu’il n’échappe pas à certaines outrances, nombre de ses analyses sont saisissantes (lire par exemple http://www.marcel-lefebvre-tam.com/index_fra.htm).

 

SODALITIUM est le nom de la revue de haut niveau publiée par l’Institut Mater Boni Consili de Verrua (Italie), tenant de la « thèse de Cassiciacum », laquelle affirme que depuis au minimum la fin du Concile Vatican II, les papes ne le sont que « materialiter » (ils ont été canoniquement élus jusqu’à preuve du contraire, non fournie à ce jour) et non « formaliter », ce qui fait qu’ils ne sont pas l’Autorité, c’est-à-dire Vicaires de Jésus-Christ. (Cf.  Le problème de l’autorité et de l’Episcopat dans l’Eglise ).

 

Remarque. Contra Impetum Fluminis n’est en aucune façon lié à l’Institut Mater Boni Consili, mais force est de reconnaître que la thèse de Cassiciacum fournit une explication de la situation de privation actuelle, qui :

1°/ Ne viole pas le principe de non-contradiction.

2°/ N’ampute pas la doctrine catholique de l’infaillibilité du Magistère Ordinaire Universel de l’Eglise.

3°/ … n’a jamais été réfutée autrement que par la calomnie, le silence ou le mépris condescendant.

Il nous semble que l’honnête homme se devrait au moins de l’étudier.

On peut désormais télécharger sur leur site la revue SODALITIUM à partir du n° 38, ce qui constitue une documentation d’une exceptionnelle en qualité, quantité et diversité.

 

SUR MGR. GUÉRARD DES LAURIERS

 

Mgr. Michel-Louis Guérard des Lauriers fut une éminente personnalité de la Tradition catholique. Comme tel, il n’échappa pas aux attaques les plus virulentes, attaques émanant hélas du sein même de la dite « Tradition »[4], terme équivoque qui ne saurait désigner un concept. Ces attaques continuent d’ailleurs aujourd’hui, directement en lui prêtant des thèses fabriquées ad hoc et ne sont pas les siennes, indirectement, par la calomnie, ultima ratio malorum, par le biais de Mgr. Thuc. Pour se faire une idée de ce qu’il fut réellement, il nous semble que le tableau qu’a dressé de lui M. l’abbé Murro, qui l’assista spirituellement pendant les 45 derniers jours de sa vie à l’hôpital de Cosne sur Loire, dans Sodalitium18 (*) est parfaitement objectif (et poignant). Le lecteur jugera. On lui doit entre de nombreuses études d’une valeur inestimable la thèse de Cassiciacum et la rédaction du Bref examen critique sur la nouvelle messe. Parmi les arguments opposés à la thèse de Cassiciacum, figure celui de la « visibilité » de l’Église, qui tomberait en défaut. On trouvera ici la réponse du grand théologien. Ce texte illustre bien les méthodes employées contre lui.

 

(*) Numérisé par nos soins d’après un exemplaire original dactylographié. Non disponible actuellement sur le site de l’IMBC.

 

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« Pour commencer à entrevoir Dieu, il faut déjà s’être perdu de vue » (Mgr. Ghika)

 

 

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AVIS AUX CANDIDATS A LA CONVERSION

 

« En nous donnant au Christ, nous nous sommes exposés aux ennemis du Christ : la chair, le monde et le démon. Nous avons, pour parler le langage de Job (III, 8), suscité contre nous le Léviathan. Si vous étiez du monde, disait le Seigneur à ses apôtres, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais parce que vous n’êtes pas du monde …, le monde vous hait. Le serviteur n’est pas plus grand que le maître : s’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront. (Jo 15, 19-20) »

 

Dom jean de Monléon, Les XII degrés de l’humilité, Cahiers Scivias, CP 1792, 300 rue Saint Paul Québec (Québec), p. 128. Disponible en France aux Editions Pamphiliennes, B.P. 51, 67 044  Strasbourg Cedex. (*)

 

(*) Livre dont nous recommandons vivement la lecture … en vue de la mise en pratique des enseignements qu’il contient (Commentaire ascétique sur le chapitre VII de la règle de saint Benoît).

 

Extrait : COMMENT L'ÉPOUSE RENCONTRA L'ÉPOUX, PETIT DRAME EN QUATRE ACTES TIRÉ DU CANTIQUE DES CANTIQUES

 

 

GREGORIEN MP3 : PIECES EXCEPTIONNELLES A TELECHARGER AVANT Q’ELLES NE DISPARAISSENT DU WEB :

 

http://www.dovesong.com/MP3/MP3_Chant.asp

 

Nous recommandons tout particulièrement :

- Office du Vendredi Saint avec chant de la Passion selon saint Jean (Solesmes 1959)

- Vêpres du dimanche et Complies ; Solesmes 1958)

 

 

 

 

 

 

 

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Ruunt saecula, stat veritas.

Immo, stante veritate,

stat homo, stat mundus.

Circumversantur undique et deversamur,

sed veritas nos erigit.

Amice, siste fugam, pone te in centro,

ubi nullus motus,

sed vita, immo vita vivificans.

 

                                                                            Romano Amerio, in Stat Veritas.

 

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[1] A l’exception notable, et non sans quelques ambiguités, de Deviens ce que tu es, Léon notre fils, Nouvelles Editions Latines, 1969.

[2] Cf. (liste non limitative) Constitution Pastor Aeternus du premier Concile du Vatican ; Pie IX, Lettre Tuas libenter ; Léon XIII, Encycliques Satis cognitum et Sapientiae Christianae ; Pie XII, Bulle Munificentissimus Deus. Voici un extrait de  Sapientiae Christianae qui ne laisse aucun doute sur le sujet : « Lorsqu'on trace les limites de l'obéissance due aux pasteurs des âmes et surtout au Pontife Romain, il ne faut pas penser qu'elles renferment seulement les dogmes auxquels l'intelligence doit adhérer et dont le rejet opiniâtre constitue le crime d'hérésie. Il ne suffirait même pas de donner un sincère et ferme assentiment aux doctrines qui, sans avoir été jamais définies par aucun jugement solennel de l'Église, sont cependant proposées à notre foi, par son magistère ordinaire et universel, comme étant divinement révélées, et qui, d'après le Concile du Vatican, doivent être crues de foi catholique et divine. Il faut, en outre, que les chrétiens considèrent comme un devoir de se laisser régir, gouverner et guider par l'autorité des évêques, et surtout par celle du Siège Apostolique. Combien cela est raisonnable, il est facile de le démontrer. En effet, parmi les choses contenues dans les divins oracles, les unes se rapportent à Dieu, principe de la béatitude que nous espérons, et les autres à l'homme lui-même et aux moyens d'arriver à cette béatitude. Il appartient de droit divin à l'Église et, dans l'Église, au Pontife Romain, de déterminer dans ces deux ordres ce qu'il faut croire et ce qu'il faut faire. Voilà pourquoi le Pontife doit pouvoir juger avec autorité de ce que renferme la parole de Dieu, décider quelles doctrines concordent avec elle et quelles doctrines y contredisent. De même, dans la sphère de la morale, c'est à lui de déterminer ce qui est bien, ce qui est mal, ce qui est nécessaire d'accomplir et d'éviter si l'on veut parvenir au salut éternel ; autrement, il ne pourrait être ni l'interprète infaillible de la parole de Dieu, ni le guide sûr de la vie humaine. »

[3] Cf. par exemple l’excellent texte du père Hervé Belmont : http://www.quicumque.com/article-2810189.html. Cette référence ne vaut ni approbation ni désapprobation de l’ensemble des thèses développées par l’auteur.

[4] Outre l’expérience personnelle que l’on peut en avoir, on pourra lire à ce sujet le petit livre très bien documenté de l’abbé Ricossa, Cristina Campo ou l’ambiguïté de la Tradition, publié par la procure de l’IMBC.